Foire aux questions

psychotherapie_individuelle_faq©g-crescoli

En savoir plus

Le paradoxe de ce site

Ceci est une question fréquemment posée, mais uniquement par moi.

 

D’un côté, l’existence et le contenu de ce site vont dans le sens de la (sur)valorisation de ma personne. De l’autre côté, tout mon travail, toute ma démarche ont pour objectif d’être aussi proche que possible de moi-même, de pouvoir me présenter à l’autre ― à vous, donc ― tel que je suis, sans masque, sans rôle, avec mes limites et mes imperfections, bref dans ma simple humanité, ce qui veut également dire avec toute mon humanité.

 

Cette recherche, non pas de modestie mais d’authenticité, est, comme Carl Rogers l’a montré, indispensable à la relation thérapeutique.

Carl Rogers est-il votre gourou ?

Un gourou est une personne qui se place et qu’on place sur un plan supra-humain : celui de l’omniscience, de l’infaillibilité et, d’une certaine façon, du pouvoir.

Ce n’est pas ainsi que je considère Rogers, ni surtout qu’il se considérait lui-même. Voici deux de ses citations :

« Je suis Carl Rogers. Je suis ici et maintenant, je ne suis pas une autorité, un nom, un livre, une doctrine… Je suis une personne imparfaite qui essaie de trouver la vérité dans le domaine difficile des relations humaines. » (Introduction au séminaire de Dourdan, 1966).

« Je tiens beaucoup à avoir de l’influence sur les autres, mais je tiens tout autant à n’exercer aucune forme de pouvoir. » (cité de mémoire).

Pour moi, Carl Rogers n’est pas un gourou, il n’est même pas un maître. Il est celui qui a mis en évidence les conditions optimales du développement de la personne. Ses théories sont issues de son expérience ; il les a prouvées scientifiquement.

Ma propre expérience va dans le sens de l’expérience de Carl Rogers.

La psychothérapie : discipline scientifique ou ésotérique ?

La psychothérapie n’est pas une science dure : on ne peut établir des vérités systématiquement reproductibles. Heureusement d’ailleurs, sinon cela signifierait que nos neurones, y compris les plus émotionnels, se comporteraient comme des circuits imprimés.

Cependant, il est possible d’aborder scientifiquement les méthodes psychothérapeutiques et leurs effets. C’est d’ailleurs cette inlassable recherche qui a permis à Rogers de jeter les bases de ses plus importantes découvertes :

Observation empirique –> Hypothèse –> Clinique et statistiques –> Observation …

La Terre ne tourne pas autour du Soleil que depuis Galilée. De même, les phénomènes psychologiques préexistent à leur compréhension. Celle-ci étant encore balbutiante, un boulevard reste ouvert pour les tenants de la pensée magique. Cela explique que des croyances irrationnelles soient largement répandues, aussi bien chez les thérapeutes que chez les clients.

Ce qui précède n’est pas une position scientiste. Je ne nie pas l’existence de phénomènes inexpliqués, je ne nie pas l’existence de Dieu, je nie encore moins l’aspiration à l’élévation spirituelle de beaucoup d’humains. Je précise simplement que ma pratique ne se situe pas dans un flou savamment entretenu ; elle s’appuie sur des modes de relation éprouvés et validés. Mon talent (?) personnel fait le reste.

NB : Les récentes et formidables avancées des neurosciences permettent cependant de valider l’essentiel des découvertes de Rogers, à savoir que le développement de la personne est fortement dépendant de l’activation des zones émotionnelles du cerveau.

Ai-je besoin d’un psy ?

OUI.

Le simple fait que vous vous soyez posé la question est une réponse.

Quelques séances pourront vous aider à établir que vous n’avez pas besoin de moi.
Ou bien le contraire.

Quelle est la différence entre psychothérapie et counseling ?

Chaque client exprime un besoin et un objectif spécifiques. Tel considère qu’il n’a besoin que d’un soutien psychologique, d’une aide pour franchir un cap difficile ; tel autre voudra régler un problème plus fondamental, le handicapant gravement dans sa vie ; un autre enfin, pour qui un trouble aura été diagnostiqué, souhaitera expérimenter une voie de développement complémentaire à la médication.

Dans chacune de ces situations, la demande du client pourra se nommer aussi bien psychothérapie que counseling.

Pour ma part, tout en entendant la demande telle qu’elle est exprimée, je mets en œuvre les mêmes attitudes pour accompagner mon client aussi loin qu’il le souhaite, dans les directions qu’il s’est choisies.

Comment s’y retrouver entre les différents « psys » ?

L’étude étymologique des mots psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychanalyste nous en apprend beaucoup sur ces différentes professions.

 

Le psychologue exerce la science (le discours) de l’âme.
Il a reçu une formation universitaire de niveau bac + 5.
Il possède donc une grande compétence théorique sur l’être humain en général. Le psychologue clinicien a en outre effectué un stage qui l’a mis en présence, pendant quelques heures, d’êtres humains réels.

 

Merci au site Psychologues de France (www.psychologuesdefrance.info) d’arborer fièrement sa devise : « Le seul spécialiste en psychologie, c’est le psychologue ». Cela me permet de me différencier facilement de cette profession : en ce qui me concerne, je ne m’occupe pas de psychologie, fût-ce la vôtre ; Je m’occupe de vous.

Accessoirement, ce site ne dit pas si « Le seul spécialiste en psychothérapie, c’est le psychothérapeute ».

 

Le psychiatre est le médecin de l’âme.
C’est donc un médecin qui a poursuivi ses études après son doctorat. Sa formation est de niveau bac + 10.
Il a toute compétence ― il est même irremplaçable ― pour établir un diagnostic et prescrire des médicaments.

 

Le psychothérapeute est celui qui soigne (je dirais volontiers « qui prend soin de ») l’âme.
De nombreuses approches, parfois très différentes les unes des autres, constituent la psychothérapie.

 

En l’absence de toute réglementation, il existe un consensus des professionnels aboutissant à la conclusion qu’un psychothérapeute doit posséder les caractéristiques suivantes pour mériter ce titre :

– une formation (de 3 à 5 ans) selon une méthode reconnue scientifiquement, comprenant une part importante d’expérience personnelle, comprenant également une formation théorique à la psychopathologie ;

– une thérapie personnelle approfondie et un engagement à poursuivre le travail sur soi ;

– une pratique supervisée (bien que cette nécessité de la supervision soit inscrite dans les engagements déontologiques du psychothérapeute, je choisis de la faire apparaître spécifiquement : elle constitue à mes yeux la meilleure garantie du client, la meilleure protection contre tout risque de dérive) ;

– la reconnaissance par un des syndicats professionnels reconnus (FF2P, SNPPsy, Affop) ;

– un engagement déontologique (cf. dans cette page, la question Obligations mutuelles).

 

Le psychopraticien est tout simplement un praticien de la psychothérapie ; autrement dit : un psychothérapeute. Le mot a été créé pour respecter la ridicule loi Accoyer-Bachelot qui a décidé que les praticiens de la psychothérapie n’étaient pas des psychothérapeutes, et que désormais seraient psychothérapeutes ceux qui ont été formés à d’autres métiers que la psychothérapie. Vous vous y perdez ? Désolé ; adressez-vous à M. Accoyer !

 

Le psychanalyste est celui qui décompose (sous-entendu « pour en comprendre les mécanismes ») l’âme.
Si l’on considère ce qui est écrit ci-dessus pour la psychothérapie, on peut considérer la psychanalyse comme une forme particulière de psychothérapie, avec un référentiel théorique spécifique.

 

Les psychiatres et psychologues pratiquant la psychothérapie sans avoir suivi une thérapie personnelle, sans une formation à la psychothérapie comprenant une part importante d’expérience personnelle, sans supervision peuvent être considérés comme des psychothérapeutes autoproclamés.

Savez-vous établir un diagnostic ou ai-je besoin de voir un psychiatre ?

Malgré ma formation en psychopathologie, je ne suis pas en position d’établir un diagnostic : occupé que je suis à vous accompagner, ouvert à votre ici et maintenant , profondément engagé à vos côtés, je ne peux adopter le point de vue extérieur qui pourrait me permettre d’ « étudier votre cas ». C’est pourquoi, si vous souhaitez vraiment obtenir un diagnostic, je vous encouragerai à consulter un psychiatre.

En revanche, je suis extrêmement réservé sur le fait d’entreprendre une thérapie avec votre psychiatre, fût-il formé à la psychothérapie. En voici la raison : je doute que le médecin qui diagnostique une pathologie, qui prescrit des médicaments, puisse se mettre en situation d’acceptation et d’ouverture, situation que je juge indispensable à la relation psychothérapeutique. C’est pourquoi les psychiatres peuvent utilement m’adresser leurs patients, considérant que la psychothérapie est un précieux — voire indispensable — complément au traitement médicamenteux.

Psychiatre et psychothérapeute sont donc parfaitement complémentaires.

Un élément de la question reste encore à aborder : que pouvez-vous faire d’un diagnostic ?
Deux cas se présentent : certains sont rassurés par un diagnostic, y trouvant un point d’appui pour leur développement, d’autres — les plus nombreux — se sentent enfermés, limités, arbitrairement étiquetés.
La réponse est donc, encore une fois, très personnelle.

Que pensez-vous des antidépresseurs ?

Ne possédant pas moi-même de compétences pharmacologiques, je me réfère à l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, ex Agence du médicament), l’agence gouvernementale chargée, entre autres missions, d’établir les recommandations de bon usage des médicaments, dans un souci de santé publique et bien naturellement indépendamment des intérêts du lobby pharmaceutique.

 

L’Afssaps, au travers de nombreuses publications et recommandations, lutte contre l’excès de prescription d’antidépresseurs. Lutter contre l’excès signifie reconnaître l’utilité de cette prescription, mais seulement dans des cas bien précis, dans lesquels un rapport bénéfice/risque favorable a été évalué.

 

Voici quelques citations, tirées du site de l’agence :

  • Si la prise en charge de la dépression nécessite un traitement médicamenteux antidépresseur, cette prescription n’est recommandée que dans les épisodes dépressifs « caractérisés » d’intensité modérée ou sévère.
  • Le traitement de première intention de la dépression chez l’enfant et l’adolescent est la psychothérapie.
  • Bon usage des antidépresseurs au cours des troubles dépressifs chez l’adulte
    Il est recommandé d’entreprendre une prise en charge adaptée : être à l’écoute du patient et lui apporter un soutien psychologique.
  • Dans les épisodes d’intensité légère, les antidépresseurs, notamment imipraminiques et ISRS n’ont pas démontré leur efficacité.
  • La survenue isolée d’événements de vie (deuil, divorce, chômage…) ne constitue pas à elle seule une indication à un traitement antidépresseur.
  • Les symptômes dépressifs qui n’atteignent pas le seuil d’un trouble dépressif en termes d’intensité, de durée et de retentissement ne relèvent pas d’un traitement par antidépresseur sauf s’il s’agit de symptômes résiduels, qui doivent être contrôlés.

 

Mises en garde :

1. Les citations ci-dessus sont naturellement sorties de leur contexte. Je pense n’en avoir pas dénaturé le sens. Ce paragraphe ne constitue pas pour autant une étude scientifique.

2. Dans les cas où la prescription est envisagée, les effets indésirables, dont l’augmentation du risque suicidaire n’est pas le moindre, doivent être soigneusement soupesés.

 

Avis personnel (sans valeur scientifique) :

Les antidépresseurs sont des médicaments qui peuvent être efficaces. Ils ne sont pas concurrents, mais complémentaires de la psychothérapie. La prise d’antidépresseurs renforce l’efficacité de la thérapie et réciproquement.

 

Les molécules proposées sont très nombreuses, très différentes les unes des autres, autant par leurs indications que par leurs effets indésirables, voire leurs risques.
Pour la plupart, les médecins généralistes les prescrivent sans discernement, sous l’influence combinée des laboratoires et des patients qui échangent des tuyaux sur les forums internet.

L’avis d’un psychiatre me paraît indispensable.

Pourquoi parlez-vous de client et non de patient ?

Le patient, c’est celui qui sait attendre ; c’est aussi celui qui est passif. Dans le vocabulaire médical, c’est celui qui est malade et dont la maladie va être guérie par un autre, détenteur du savoir.

Ce n’est pas ainsi que je considère les personnes que je reçois. Chacune de ces personnes est ce qu’elle est et j’évite de mettre des mots pour la désigner ; ces mots seraient nécessairement réducteurs. Je fais confiance à chacune pour trouver elle-même son chemin ; je ne fais que mettre en place les conditions qui vont lui permettre de l’emprunter, au rythme qui lui convient.

Je suis conscient que le mot client peut choquer — il ne me convient moi-même que moyennement —, essentiellement par sa connotation mercantile. Il possède cependant l’avantage d’une certaine neutralité, je dirais même d’un certain équilibre dans la relation.

Et j’aime cet équilibre.

Êtes-vous un bon psy ?

Je répondrai volontiers à la question quand je saurai ce qu’est un bon psy !

En attendant, je peux faire le point que la façon dont je considère ma mission.
Je suis là pour vous accompagner ; je vous offre ma capacité ― que j’espère grande, mais qui est nécessairement limitée ― à vous comprendre, ma confiance en vous, ma confiance en notre relation et ma confiance dans le fait que mes erreurs ou fautes de compréhension peuvent vous être utiles, pour peu qu’elles soient exprimées et explorées.

Alors, bon psy ou pas bon psy, ces mots me paraissent si décalés, si dérisoires même, en comparaison de ce que je veux être : un être humain en relation avec son frère humain.

Par ailleurs, dans la situation de celui qui est écouté — par un psy, par un groupe, par des collègues — , je suis sans doute la personne la plus sensible et la plus exigeante que je connaisse. La moindre interprétation, la moindre déviation de mon cheminement, aussi subtiles soient-elles, peuvent contrarier mon travail.

Cette sensibilité et cette exigence personnelles me donnent une conscience aiguë de l’infinie attention, de la formidable attention que je dois mobiliser pour être aidant pour vous.

J’envisage de consulter un psy ; pourquoi vous choisir, vous ?

Il n’y a a priori aucune raison de choisir de travailler avec moi plutôt qu’avec un autre !

Mais si vous êtes attiré(e) par l’Approche centrée sur la personne et/ou la thérapie existentielle, ou par ma façon de me présenter sur ce site, ou par le fait que je suis un homme, ou par ma localisation géographique ou parce que j’ai une « tête qui vous revient » … vous pouvez essayer une ou plusieurs séances.

C’est quand nous nous connaîtrons mieux, quand une relation commencera à se tisser entre nous, que vous ferez un vrai choix, c’est-à-dire que vous prendrez une décision en toute connaissance de cause. Autrement dit, le plus important, ce n’est pas de prendre un premier rendez-vous, c’est de choisir, à chaque fois, de continuer !

Avec le recul des années, je me suis rendu compte que les personnes qui se trouvent bien de la rencontre avec moi sont :

les personnes qui entament une première thérapie et apprécient que je sois un psy qui ne ressemble pas à l’idée qu’elles se font d’un psy (pas de froideur, d’aspect empesé, de distance savamment entretenus) ;
les personnes qui ont quelques — voire de nombreuses — années de psychanalyse ou de thérapie analytique et qui se sont enfin autorisées à vivre une relation émotionnelle et personnelle, débarrassée des nombreux interdits du carcan freudien ou lacanien (dans le respect néanmoins du cadre déontologique).

Vous pouvez également lire le texte « Comment trouver la bonne personne aidante ? ».

Au moment de choisir un psy, n’hésitez pas à poser les questions de formation, méthode ou approche, supervision, reconnaissance par les pairs aux psychothérapeutes que vous envisagez de consulter. Si certains refusent de répondre, à vous d’en tirer les conclusions.

Quelles sont les obligations mutuelles du psychothérapeute et du client ?

Comme tout psychothérapeute adhérent direct de la FF2P, je suis engagé par

– le code de déontologie de la FF2P. En savoir plus.
– la charte des clientes et clients en psychothérapie. En savoir plus.

 

Par ailleurs, bien que j’aie décidé de ne plus être adhérent de l’AFP-ACP (Association française de psychothérapie dans l’Approche centrée sur la personne), je m’engage unilatéralement à respecter l’ensemble des dispositions de ces deux textes :

– la charte des valeurs unitives de la psychothérapie centrée sur la personne. En savoir plus.
– le code de déontologie du psychothérapeute adhérent à l’AFP-ACP. En savoir plus.

 

Si vous devenez mon client / ma cliente, je vous demanderai de :

– respecter mon intégrité physique : ne pas porter de coups sur moi, ne pas me cracher dessus, etc. ;
– respecter mes biens personnels : pas de destructions des meubles ou objets se trouvant dans la salle de réception ou la salle d’attente ;
– payer les séances, même non effectuées, sauf en cas de force majeure.

Les trois points ci-dessus constituent l’intégralité de vos obligations. Autrement dit, tout le reste est autorisé. Et vous, quel degré de liberté vous autoriserez-vous ?

L’argent entre nous

L’ARGENT EST UN ELEMENT IMPORTANT DE NOTRE RELATION

Pour moi, c’est la rétribution de mon travail, c’est-à-dire de mon temps, de mon énergie, de ma compétence, qui est plutôt un savoir-être qu’un savoir-faire. L’argent que vous me donnez me permet de :

  • assurer ma subsistance et donc pouvoir continuer à exercer cette fonction ;
  • payer a posteriori ma formation, longue et coûteuse ;
  • entreprendre de nouvelles formations et payer mon travail de supervision.

Les trois points ci-dessus vous sont indispensables, autant qu’à moi.

De votre point de vue, il s’agit de payer un service. L’argent que vous me donnez vous permet de :

  • vous sentir engagé dans un travail ;
  • montrer votre motivation, initiant ainsi entre nous un cercle vertueux : la motivation de l’un enrichit la motivation de l’autre et réciproquement ;
  • vous libérer de toute question polluante concernant notre relation : à partir du moment où vous réglez vos séances ou votre participation aux ateliers, VOUS NE ME DEVEZ ABSOLUMENT RIEN.

 

AI-JE VRAIMENT LES MOYENS DE M’OFFRIR UNE THERAPIE ?

Une thérapie est un sacrifice financier. J’en suis conscient. Je ne l’oublie jamais.
C’est l’occasion pour vous de mesurer le prix que vous accordez à votre bien-être, ou la valeur que vous attribuez à votre souffrance.

Puis-je bénéficier d’un tarif adapté ?

Il vous est possible de payer vos séances moins cher. Il suffit de consulter un psychothérapeute dont le tarif est moins élevé que le mien.

Après avoir accepté, pendant de nombreuses années, de pratiquer des réductions tarifaires, j’y ai finalement renoncé pour les raisons suivantes :

le coût des séances était complètement décorrélé des revenus ou de la situation financière des clients, certaines personnes en difficulté payant finalement plus cher que d’autres, relativement aisées, et cela me faisait me sentir complice d’une injustice ;
il m’est arrivé, pendant la séance, de vivre assez mal la narration de certains faits de vie, plus ou moins dispendieux, par des personnes qui avaient tenu à réduire de 5 ou 10 € le prix de leur séance, et ceci a été préjudiciable à l’accueil sans jugement et par conséquent à la relation thérapeutique qui ― je le rappelle ― constitué le fondement de l’évolution du client.

Comment le tarif est-il calculé ? Quel sens cela a-t-il ?

Le chiffre lui-même n’a aucun sens économique ; disons que pour un psychothérapeute exerçant dans les mêmes conditions que moi (Paris, séance longue, temps d’interséance important, supervision et formation régulières), tout chiffre compris entre 60 € et 100 € a du sens. Alors si j’ai choisi ce tarif ― situé dans la moyenne ― c’est simplement parce que je me sens a l’aise avec.

 

Le tarif fixe présente deux avantages certains :

– nous ne commençons pas notre relation par une négociation, c’est-à-dire par une discussion dans laquelle chacun essaie de donner le moins possible à l’autre (c’est d’ailleurs parce que je me suis souvent refusé à la négociation que j’ai accepté des demandes avant de finalement le regretter) ;
– quand mon client est avec moi en séance, il peut être tranquille : s’il y a une chose qui ne me préoccupe pas pendant l’entretien, c’est l’argent qu’il me donnera à la fin !

Ne ferais-je pas mieux de consulter gratuitement en CMP (gratuit) ?

Vous pouvez consulter gratuitement en CMP. Le délai pour obtenir un rendez-vous est parfois très long. Le professionnel que vous consulterez peut vous convenir comme ne pas vous convenir. Votre choix est quasiment nul. Là encore, c’est à vous de mesurer le prix de votre liberté.

 

Quand vous prenez un rendez-vous avec moi, vous prenez vos responsabilités, en toute connaissance de cause. Vous ne laissez à personne le soin de décider ce qui est bon pour vous. Vous êtes avec moi co-acteur et co-créateur de la relation.