FAQ


Le paradoxe de ce site

Carl Rogers est-il votre gourou ?

Ai-je besoin d’un psy ?

La psychothérapie : discipline scientifique ou ésotérique ?

Quelle est la différence entre psychothérapie et counseling ?

Quel est votre avis sur la loi réglementant le titre de psychothérapeute ?

Comment s’y retrouver entre les différents « psys » ?

Savez-vous établir un diagnostic ou ai-je besoin de voir un psychiatre ?

Que pensez-vous des antidépresseurs ?

Pourquoi parlez-vous de client et non de patient ?

Êtes-vous un bon psy ?

J’envisage de consulter un psy ; pourquoi vous choisir, vous ?

Quelles sont les obligations mutuelles du psychothérapeute et du client ?

Quelles sont les modalités pratiques des séances (lieu, durée, fréquence) ?

Faites-vous des séances de psychothérapie à distance (Skype, YahooMessenger, Msn) ?

Quelle est la durée d’une thérapie ?

Quel est le coût d’une thérapie ?

 

 

 

 

 

 

 

Le paradoxe de ce site

Ceci est une question fréquemment posée, mais uniquement par moi.

D’un côté, l’existence et le contenu de ce site vont dans le sens de la (sur)valorisation de ma personne.

De l’autre côté, tout mon travail, toute ma démarche ont pour objectif d’être aussi proche que possible de moi-même, de pouvoir me présenter à l’autre ― à vous, donc ― tel que je suis, sans masque, sans rôle, avec mes limites et mes imperfections, bref dans ma simple humanité, ce qui veut également dire avec toute mon humanité.

Cette recherche, non pas de modestie mais d’authenticité, est, comme Carl Rogers l’a montré, indispensable à la relation thérapeutique.

 

 

 

 

Carl Rogers est-il votre gourou ?

Un gourou est une personne qui se place et qu’on place sur un plan supra-humain : celui de l’omniscience, de l’infaillibilité et, d’une certaine façon, du pouvoir.

Ce n’est pas ainsi que je considère Rogers, ni surtout qu’il se considérait lui-même. Voici deux de ses citations :

« Je suis Carl Rogers. Je suis ici et maintenant, je ne suis pas une autorité, un nom, un livre, une doctrine… Je suis une personne imparfaite qui essaie de trouver la vérité dans le domaine difficile des relations humaines. » (Introduction au séminaire de Dourdan, 1966).

« Je tiens beaucoup à avoir de l’influence sur les autres, mais je tiens tout autant à n’exercer aucune forme de pouvoir. » (cité de mémoire).

Pour moi, Carl Rogers n’est pas un gourou, il n’est même pas un maître. Il est celui qui a mis en évidence les conditions optimales du développement de la personne. Ses théories sont issues de son expérience ; il les a prouvées scientifiquement.

Ma propre expérience va dans le sens de l’expérience de Carl Rogers.

 

 

 

Ai-je besoin d’un psy ?

OUI.

Le simple fait que vous vous soyez posé la question est une réponse.

Quelques séances pourront vous aider à établir que vous n’avez pas besoin de moi.
Ou bien le contraire.

 

 

 

La psychothérapie : discipline scientifique ou ésotérique ?

La psychothérapie n’est pas une science dure : on ne peut établir des vérités systématiquement reproductibles. Heureusement d’ailleurs, sinon cela signifierait que nos neurones, y compris les plus émotionnels, se comporteraient comme des circuits imprimés.

Cependant, il est possible d’aborder scientifiquement les méthodes psychothérapeutiques et leurs effets. C’est d’ailleurs cette inlassable recherche qui a permis à Rogers de jeter les bases de ses plus importantes découvertes :

Observation empirique –> Hypothèse –> Clinique et statistiques –> Observation …

La Terre ne tourne pas autour du Soleil que depuis Galilée. De même, les phénomènes psychologiques préexistent à leur compréhension. Celle-ci étant encore balbutiante, un boulevard reste ouvert pour les tenants de la pensée magique. Cela explique que des croyances irrationnelles soient largement répandues, aussi bien chez les thérapeutes que chez les clients.

Ce qui précède n’est pas une position scientiste. Je ne nie pas l’existence de phénomènes inexpliqués, je ne nie pas l’existence de Dieu, je nie encore moins l’aspiration à l’élévation spirituelle de beaucoup d’humains. Je précise simplement que ma pratique ne se situe pas dans un flou savamment entretenu ; elle s’appuie sur des modes de relation éprouvés et validés. Mon talent (?) personnel fait le reste.

NB : Les récentes et formidables avancées des neurosciences permettent cependant de valider l’essentiel des découvertes de Rogers, à savoir que le développement de la personne est fortement dépendant de l’activation des zones émotionnelles du cerveau.

 

 

 

Quelle est la différence entre psychothérapie et counseling ?

Chaque client exprime un besoin et un objectif spécifiques. Tel considère qu’il n’a besoin que d’un soutien psychologique, d’une aide pour franchir un cap difficile ; tel autre voudra régler un problème plus fondamental, le handicapant gravement dans sa vie ; un autre enfin, pour qui un trouble aura été diagnostiqué, souhaitera expérimenter une voie de développement complémentaire à la médication.

Dans chacune de ces situations, la demande du client pourra se nommer aussi bien psychothérapie que counseling.

Pour ma part, tout en entendant la demande telle qu’elle est exprimée, je mets en œuvre les mêmes attitudes pour accompagner mon client aussi loin qu’il le souhaite, dans les directions qu’il s’est choisies.

 

 

 

Quel est votre avis sur la loi réglementant le titre de psychothérapeute ?

Note du 25/02/11 : J’ai décidé de ne pas respecter cette loi. Voir le mini-site : www.psychotherapeute.tv

Note du 17/10/12 : La question n’a plus l’air d’intéresser qui que ce soit, pas même les psychothérapeutes qui paraissent s’être résolus à employer le terme Psychopraticien. Peut-être, dans les années 2020-30, surgira-t-il un nouvel Accoyer qui dépouillera les psychopraticiens de leur titre, les contraignant ainsi à se réfugier derrière un nouveau substantif. Ad lib

Éléments historiques

Il y a d’abord eu la loi, dite « loi Accoyer », votée le 9 août 2004 ; cette loi était tellement incohérente que les gouvernements successifs se sont montrés incapables de promulguer des décrets d’application acceptables par le Conseil constitutionnel.

Cette loi mort-née a été remplacée, le 16 juin 2009, par la « loi Bachelot » dont le vrai nom est « Hôpital, patients, territoire, santé (HPST) ». Il s’agit de la loi réformant l’hôpital, à laquelle on a ajouté un p’tit bout d’truc (l’article 91 ― excusez du peu !) pour réglementer le titre de psychothérapeute.

La FF2P déclare que « son article 91 sur la réglementation du titre de psychothérapeute s’en tient finalement au texte proposé — sans analyse préalable — par l’Assemblée Nationale le 5 mars, et ne tient aucun compte des longs débats et des amendements votés par le Sénat. Il n’a pas pris en considération la situation française réelle, largement exposée par l’unanimité des organisations professionnelles représentatives des psychothérapeutes.
Ce déni de concertation est inacceptable, dans une démocratie de  » Droit « .»

Par ailleurs, « en contre-offensive à l’OPA du gouvernement sur le titre de psychothérapeute : PsY en mouvement est devenu propriétaire de la marque : Psychothérapeute, pour la réserver aux professionnels spécialisés en psychothérapie ». (Source : PsY en mouvement)

Le 22 mai 2010, le décret d’application est paru au Journal officiel. Depuis le 1er juillet 2010, je suis hors la loi. Avec l’association PsY en mouvement, j’ai décidé de le rester.

Mon avis

Ce qui suit a été rédigé vers 2008-2009. Comme tous mes confrères, je suis tombé dans le piège rhétorique que la rédaction de cette loi nous tend : argumenter sur le contenu de la psychothérapie, alors que la loi ne parle que du titre de psychothérapeute. Ce piège particulièrement pervers est démonté dans mon communiqué de presse du 25 février 2011, accessible à cette adresse : http://www.psychotherapeute.tv/communique

D’après Roselyne Bachelot

psychothérapeute = médecin ou psychologue ou psychanalyste + formation en psychopathologie

Aujourd’hui personne ne peut prétendre savoir ce qui fait le succès d’une psychothérapie. De longues études de médecine ? Je ne vois pas selon quel processus ; des études de psychologie et de psychiatrie ? possiblement, mais cela n’a pas été démontré ; un qualification de psychanalyste ? Certes, la psychanalyse est une approche qui peut convenir à certaines personnes, mais pourquoi la distinguer des autres approches ou méthodes ? Quant à la connaissance de la psychopathologie, elle est surtout utile à la prescription de médicaments — un domaine qui n’est pas celui de la psychothérapie, mais qui réjouit l’industrie pharmaceutique — et peut même se révéler néfaste à la relation psychothérapeute-client (ou patient).

Rogers fut un pionnier dans la recherche sur l’efficacité des thérapies. Si ses travaux peuvent être précisés et améliorés, la principale piste qu’il nous a donnée peut continuer à être suivie.

D’après Carl Rogers

psychothérapeute = personne ayant une relation de qualité avec la personne aidée

Cette loi aberrante et scélérate va :

d’une part permettre à des personnes n’ayant reçu aucune formation de psychothérapeute de se parer de ce titre (médecins — qu’ils soient psychiatres ou non —, psychologues, par exemple) ;

d’autre part interdire à des professionnels ayant reçu la formation ad hoc, engagés sur un code de déontologie, validés par leurs formateurs, supervisés par leurs pairs, reconnus par leurs clients de faire usage du titre qu’elles peuvent légitimement revendiquer.

Rappelons que cette loi avait pour objectif initial de lutter contre les dérives sectaires et les psychothérapeutes autoproclamés. Dans la réalité, c’est exactement le contraire qui va se passer !

Lire un ancien article de Jean-Pierre Sueur, sénateur

 

 

 

Comment s’y retrouver entre les différents « psys » ?

L’étude étymologique des mots psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychanalyste nous en apprend beaucoup sur ces différentes professions.

Le psychologue exerce la science (le discours) de l’âme.
Il a reçu une formation universitaire de niveau bac + 5.
Il possède donc une grande compétence théorique sur l’être humain en général. Le psychologue clinicien a en outre effectué un stage qui l’a mis en présence, pendant quelques heures, d’êtres humains réels.

Merci au site Psychologues de France (www.psychologuesdefrance.info) d’arborer fièrement sa devise : « Le seul spécialiste en psychologie, c’est le psychologue ». Cela me permet de me différencier facilement de cette profession : en ce qui me concerne, je ne m’occupe pas de psychologie, fût-ce la vôtre ; je m’occupe de vous (voir la page Table de chevet). Accessoirement, ce site ne dit pas si « Le seul spécialiste en psychothérapie, c’est le psychothérapeute ».

Le psychiatre est le médecin de l’âme.
C’est donc un médecin qui a poursuivi ses études après son doctorat. Sa formation est de niveau bac + 10.
Il a toute compétence ― il est même irremplaçable ― pour établir un diagnostic et prescrire des médicaments.

Le psychothérapeute est celui qui soigne (je dirais volontiers « qui prend soin de ») l’âme.
De nombreuses approches, parfois très différentes les unes des autres, constituent la psychothérapie.

En l’absence de toute réglementation, il existe un consensus des professionnels aboutissant à la conclusion qu’un psychothérapeute doit posséder les caractéristiques suivantes pour mériter ce titre :

une formation (de 3 à 5 ans) selon une méthode reconnue scientifiquement, comprenant une part importante d’expérience personnelle, comprenant également une formation théorique à la psychopathologie ;

une thérapie personnelle approfondie et un engagement à poursuivre le travail sur soi ;

une pratique supervisée (bien que cette nécessité de la supervision soit inscrite dans les engagements déontologiques du psychothérapeute, je choisis de la faire apparaître spécifiquement : elle constitue à mes yeux la meilleure garantie du client, la meilleure protection contre tout risque de dérive) ;

la reconnaissance par un des syndicats professionnels reconnus (FF2P, SNPPsy, Affop) ;

un engagement déontologique (cf. dans cette page, la question Obligations mutuelles).

Le psychopraticien est tout simplement un praticien de la psychothérapie ; autrement dit : un psychothérapeute. Le mot a été créé pour respecter la ridicule loi Accoyer-Bachelot qui a décidé que les praticiens de la psychothérapie n’étaient pas des psychothérapeutes, et que désormais seraient psychothérapeutes ceux qui ont été formés à d’autres métiers que la psychothérapie. Vous vous y perdez ? Désolé ; adressez-vous à M. Accoyer !

Le psychanalyste est celui qui décompose (sous-entendu « pour en comprendre les mécanismes ») l’âme.
Si l’on considère ce qui est écrit ci-dessus pour la psychothérapie, on peut considérer la psychanalyse comme une forme particulière de psychothérapie, avec un référentiel théorique spécifique.

Les psychiatres et psychologues pratiquant la psychothérapie sans avoir suivi une thérapie personnelle, sans une formation à la psychothérapie comprenant une part importante d’expérience personnelle, sans supervision peuvent être considérés comme des psychothérapeutes autoproclamés.

 

 

 

Savez-vous établir un diagnostic ou ai-je besoin de voir un psychiatre ?

Malgré ma formation en psychopathologie, je ne suis pas en position d’établir un diagnostic : occupé que je suis à vous accompagner, ouvert à votre ici et maintenant , profondément engagé à vos côtés, je ne peux adopter le point de vue extérieur qui pourrait me permettre d’ « étudier votre cas ». C’est pourquoi, si vous souhaitez vraiment obtenir un diagnostic, je vous encouragerai à consulter un psychiatre.

En revanche, je suis extrêmement réservé sur le fait d’entreprendre une thérapie avec votre psychiatre, fût-il formé à la psychothérapie. En voici la raison : je doute que le médecin qui diagnostique une pathologie, qui prescrit des médicaments, puisse se mettre en situation d’acceptation et d’ouverture, situation que je juge indispensable à la relation psychothérapeutique. C’est pourquoi les psychiatres peuvent utilement m’adresser leurs patients, considérant que la psychothérapie est un précieux — voire indispensable — complément au traitement médicamenteux.

Psychiatre et psychothérapeute sont donc parfaitement complémentaires.

Un élément de la question reste encore à aborder : que pouvez-vous faire d’un diagnostic ?
Deux cas se présentent : certains sont rassurés par un diagnostic, y trouvant un point d’appui pour leur développement, d’autres — les plus nombreux — se sentent enfermés, limités, arbitrairement étiquetés.
La réponse est donc, encore une fois, très personnelle.

 

 

 

Que pensez-vous des antidépresseurs ?

Ne possédant pas moi-même de compétences pharmacologiques, je me réfère à l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, ex Agence du médicament), l’agence gouvernementale chargée, entre autres missions, d’établir les recommandations de bon usage des médicaments, dans un souci de santé publique et bien naturellement indépendamment des intérêts du lobby pharmaceutique.

L’Afssaps, au travers de nombreuses publications et recommandations, lutte contre l’excès de prescription d’antidépresseurs. Lutter contre l’excès signifie reconnaître l’utilité de cette prescription, mais seulement dans des cas bien précis, dans lesquels un rapport bénéfice/risque favorable a été évalué.

Voici quelques citations, tirées du site de l’agence :

Si la prise en charge de la dépression nécessite un traitement médicamenteux antidépresseur, cette prescription n’est recommandée que dans les épisodes dépressifs « caractérisés » d’intensité modérée ou sévère.

Le traitement de première intention de la dépression chez l’enfant et l’adolescent est la psychothérapie.

Bon usage des antidépresseurs au cours des troubles dépressifs chez l’adulte
Il est recommandé d’entreprendre une prise en charge adaptée : être à l’écoute du patient et lui apporter un soutien psychologique.

Dans les épisodes d’intensité légère, les antidépresseurs, notamment imipraminiques et ISRS n’ont pas démontré leur efficacité.

La survenue isolée d’événements de vie (deuil, divorce, chômage…) ne constitue pas à elle seule une indication à un traitement antidépresseur.

Les symptômes dépressifs qui n’atteignent pas le seuil d’un trouble dépressif en termes d’intensité, de durée et de retentissement ne relèvent pas d’un traitement par antidépresseur sauf s’il s’agit de symptômes résiduels, qui doivent être contrôlés.

Mises en garde :

1. Les citations ci-dessus sont naturellement sorties de leur contexte. Je pense n’en avoir pas dénaturé le sens. Ce paragraphe ne constitue pas pour autant une étude scientifique.

2. Dans les cas où la prescription est envisagée, les effets indésirables, dont l’augmentation du risque suicidaire n’est pas le moindre, doivent être soigneusement soupesés.

Avis personnel (sans valeur scientifique) :

Les antidépresseurs sont des médicaments qui peuvent être efficaces. Ils ne sont pas concurrents, mais complémentaires de la psychothérapie. La prise d’antidépresseurs renforce l’efficacité de la thérapie et réciproquement.

Les molécules proposées sont très nombreuses, très différentes les unes des autres, autant par leurs indications que par leurs effets indésirables, voire leurs risques.
Pour la plupart, les médecins généralistes les prescrivent sans discernement, sous l’influence combinée des laboratoires et des patients qui échangent des tuyaux sur les forums internet.

L’avis d’un psychiatre me paraît indispensable.

 

 

 

Pourquoi parlez-vous de client et non de patient ?

Le patient, c’est celui qui sait attendre ; c’est aussi celui qui est passif. Dans le vocabulaire médical, c’est celui qui est malade et dont la maladie va être guérie par un autre, détenteur du savoir.

Ce n’est pas ainsi que je considère les personnes que je reçois. Chacune de ces personnes est ce qu’elle est et j’évite de mettre des mots pour la désigner ; ces mots seraient nécessairement réducteurs. Je fais confiance à chacune pour trouver elle-même son chemin ; je ne fais que mettre en place les conditions qui vont lui permettre de l’emprunter, au rythme qui lui convient.

Je suis conscient que le mot client peut choquer — il ne me convient moi-même que moyennement —, essentiellement par sa connotation mercantile. Il possède cependant l’avantage d’une certaine neutralité, je dirais même d’un certain équilibre dans la relation.

Et j’aime cet équilibre.

 

 

 

Êtes-vous un bon psy ?

Je répondrai volontiers à la question quand je saurai ce qu’est un bon psy !

En attendant, je peux faire le point que la façon dont je considère ma mission.
Je suis là pour vous accompagner ; je vous offre ma capacité ― que j’espère grande, mais qui est nécessairement limitée ― à vous comprendre, ma confiance en vous, ma confiance en notre relation et ma confiance dans le fait que mes erreurs ou fautes de compréhension peuvent vous être utiles, pour peu qu’elles soient exprimées et explorées.

Alors, bon psy ou pas bon psy, ces mots me paraissent si décalés, si dérisoires même, en comparaison de ce que je veux être : un être humain en relation avec son frère humain.

Par ailleurs, dans la situation de celui qui est écouté — par un psy, par un groupe, par des collègues — , je suis sans doute la personne la plus sensible et la plus exigeante que je connaisse. La moindre interprétation, la moindre déviation de mon cheminement, aussi subtiles soient-elles, peuvent contrarier mon travail.

Cette sensibilité et cette exigence personnelles me donnent une conscience aiguë de l’infinie attention, de la formidable attention que je dois mobiliser pour être aidant pour vous.

 

 

 

J’envisage de consulter un psy ; pourquoi vous choisir, vous ?

Il n’y a a priori aucune raison de choisir de travailler avec moi plutôt qu’avec un autre !

Mais si vous êtes attiré(e) par l’Approche centrée sur la personne et/ou la thérapie existentielle, ou par ma façon de me présenter sur ce site, ou par le fait que je suis un homme, ou par ma localisation géographique ou parce que j’ai une « tête qui vous revient » … vous pouvez essayer une ou plusieurs séances.

C’est quand nous nous connaîtrons mieux, quand une relation commencera à se tisser entre nous, que vous ferez un vrai choix, c’est-à-dire que vous prendrez une décision en toute connaissance de cause. Autrement dit, le plus important, ce n’est pas de prendre un premier rendez-vous, c’est de choisir, à chaque fois, de continuer !

Avec le recul des années, je me suis rendu compte que les personnes qui se trouvent bien de la rencontre avec moi sont :

  • les personnes qui entament une première thérapie et apprécient que je sois un psy qui ne ressemble pas à l’idée qu’elles se font d’un psy (pas de froideur, d’aspect empesé, de distance savamment entretenus) ;
  • les personnes qui ont quelques — voire de nombreuses — années de psychanalyse ou de thérapie analytique et qui se sont enfin autorisées à vivre une relation émotionnelle et personnelle, débarrassée des nombreux interdits du carcan freudien ou lacanien (dans le respect néanmoins du cadre déontologique).

Vous pouvez également lire le texte « Comment choisir la bonne personne aidante ? » en rubrique Carl Rogers/ACP

Au moment de choisir un psy, n’hésitez pas à poser les questions de formation, méthode ou approche, supervision, reconnaissance par les pairs aux psychothérapeutes que vous envisagez de consulter. Si certains refusent de répondre, à vous d’en tirer les conclusions.

 

 

 

Quelles sont les obligations mutuelles du psychothérapeute et du client ?

Comme tout psychothérapeute adhérent direct de la FF2P, je suis engagé par

Par ailleurs, bien que j’aie décidé de ne plus être adhérent de l’AFP-ACP (Association française de psychothérapie dans l’Approche centrée sur la personne), je m’engage unilatéralement à respecter l’ensemble des dispositions de ces deux textes :

  • la charte des valeurs unitives de la psychothérapie centrée sur la personne en savoir plus ;
  • le code de déontologie du psychothérapeute adhérent à l’AFP-ACP en savoir plus .

Si vous devenez mon client / ma cliente, je vous demanderai de :

  • respecter mon intégrité physique : ne pas porter de coups sur moi, ne pas me cracher dessus, etc. ;
  • respecter mes biens personnels : pas de destructions des meubles ou objets se trouvant dans la salle de réception ou la salle d’attente ;
  • payer les séances, même non effectuées, sauf en cas de force majeure.

Les trois points ci-dessus constituent l’intégralité de vos obligations. Autrement dit, tout le reste est autorisé. Et vous, quel degré de liberté vous autoriserez-vous ?

 

 

 

Quelles sont les modalités pratiques des séances (lieu, horaires, durée, fréquence) ?

Les séances se déroulent à mon cabinet, à Paris 18e, au pied de la butte Montmartre. Des séances peuvent être organisées en un autre lieu, voire à votre domicile, si vous vous trouvez dans l’un des cas suivants :

  • vous êtes un enfant : une salle adaptée vous permettra de vous exprimer plus librement ;
  • vous souffrez d’un handicap moteur important (à noter : mon ascenseur est trop étroit pour les fauteuils) ;
  • vous souffrez d’agoraphobie et ne pouvez affronter un déplacement dans la ville ;
  • vous êtes hospitalisé;
  • vous êtes une personnalité du monde du spectacle, du sport, de la politique pour qui nos rendez-vous doivent rester absolument secrets.

Une séance dure 50 à 55 minutes. Si l’on ajoute le temps de procéder au règlement, confirmer le rendez-vous suivant et se dire au revoir, cela fait une heure. Le temps de repos et de ressourcement que je m’accorde après votre séance constitue également une marge de sécurité : il n’y aura pas d’interruption violente de notre entretien.

Je peux vous recevoir du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 20 h 30 (dernier rendez-vous à 19 h 30).
Le mercredi matin est réservé aux enfants, le mercredi après-midi aux adolescents.

Vous pouvez choisir la fréquence qui vous convient ; vous pouvez moduler cette fréquence en fonction de votre évolution, de votre perception du processus thérapeutique, mais aussi ― malheureusement ― en fonction de considérations pratiques.

Cette liberté que vous exercez n’est en aucun cas synonyme de solitude ou d’abandon ; dans vos questionnements, vos tâtonnements, vos décisions, je suis en permanence présent à vos côtés.

 

 

 

Faites-vous des séances à distance de psychothérapie (Skype, YahooMessenger, Msn) ?

Il est maintenant possible de réaliser des séances de psychothérapie par Skype.

Il est cependant nécessaire que nous nous soyons vus un certain nombre de fois en face-à-face. Les séances Skype s’adressent donc aux personnes qui :

  • en cours de thérapie, déménagent vers la Province ou l »étranger ;
  • sont souvent en déplacement et alterneront des séances classiques et à distance.

 

 

 

Quelle est la durée d’une thérapie ?

Aucune question n’est plus personnelle que celle-ci ; il n’y a donc pas de réponse standard, même approchante. D’autant plus que se profile la question connexe : « Comment savoir que la thérapie est terminée ? ». La réponse à ces questions est toujours apportée par vous, avec mon aide, si vous le souhaitez.

Cette question générale est l’opportunité de combattre une idée reçue : la psychothérapie serait brève par opposition à la psychanalyse qui serait longue. (La mode des thérapies comportementales et cognitives, présentées comme unique alternative à la psychanalyse, a sans doute contribué à répandre cette idée.)
La durée d’une thérapie centrée sur la personne s’exprime en mois ou en années.
Cela ne signifie pas qu’un travail de quelques séances n’a pas de sens ; simplement, il est plus juste de l’appeler soutien psychologique que thérapie.

 

 

 

Quelle est le coût d’une thérapie ?

Une rubrique de ce site est dédiée à la question (ou plutôt aux nombreuses questions) de l’argent dans la thérapie. J’y réponds aussi authentiquement que possible, en prenant, je crois, quelques risques ici.